Faut-il maigrir pour réduire le risque cardiovasculaire?

Oui, le surpoids et  l’obésité sont associées des augmentations d’un certain nombre de facteurs de risque CV : diabète, PA, triglycérides,..

Non, la perte de poids modérée ne réduit pas la mortalité – en tout cas, la relation n’est pas démontrée dans la littérature scientifique actuelle.

Pour le Dr Hansel, il n’est pas question de mettre en doute l’intérêt d’une prévention de l’obésité, des mesures hygiéno-diététiques et d’un contrôle du poids. En revanche, ce paradoxe de l’obésité incite à réfléchir aux marqueurs utilisés actuellement : IMC et tour de taille.

Jusqu’à présent, on pouvait encore envisager que la relation « en J inversé » entre obésité et mortalité, était liée à une prise en charge médicamenteuse plus poussée des patients obèses.

Les dernières données du registre REACH, publiées en août dernier dans l’European Heart Journal, permettent toutefois d’écarter l’hypothèse, puisque « le J inversé » est également retrouvé dans le sous-groupe des patients traités de manière optimale [1].

Le Dr Hansel fait donc l’hypothèse que chez certains obèses, et en particulier les patients à haut risque CV inclus dans REACH, l’excédent de graisse n’a pas d’impact sur la santé des artères.

 

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RÉFÉRENCE

1. Hansel B, Roussel R, Elbez Y et coll. Cardiovascular risk in relation to body mass index and use of evidence-based preventive medications in patients with or at risk of atherothrombosis. Eur Heart J2015 ; doi.org/10.1093/eurheartj/ehv347.

Vidéo réalisée en collaboration avec le site medscape.fr.