Généralités sur l’hyperplasie atypique et le cancer de l’endomètre

À tous les âges de la vie, prendre soin

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Généralités sur l’hyperplasie atypique et le cancer de l’endomètre

Epidémiologie

Avec 7275 nouveaux cas en France en 2012 ,  le cancer de l’endomètre est le plus fréquent des cancers gynécologiques. Sa prévalence est en augmentation de 0.3% par an du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation de l’obésité. Son taux de mortalité baisse lui de 0.6% par an même si le cancer de l’endomètre était encore responsable de 2025 décès en France en 2012. Les hyperplasies atypiques et cancers de l’endomètre affectent essentiellement des femmes ménopausées ; toutefois, dans environ 5% des cas (avec des extrêmes allant de 2 à 14%), ils touchent des femmes de moins de 45 ans parmi lesquelles certaines ont un désir de grossesse.

Anatomopathologie

Le traitement conservateur est envisageable pour un sous type de cancer de l’endomètre : les tumeurs endometrioïdes (de type I) qui présente une carcinogenèse spécifique avec l’hyperplasie atypique comme lésion précurseur. Un traitement conservateur n’est possible que pour ce type de lésion, habituellement hormonodépendante. Ils sont les plus fréquents et le plus souvent de bon pronostic.

Circonstances de découverte

Chez les femmes jeunes, dans environ 90% des cas, la lésion endométriale est découverte dans le bilan de troubles du cycle (saignements anormaux, trouble de l’ovulation) et/ou de troubles de la fertilité.

Les hyperplasies atypiques et cancers de l’endomètre de type I lorsqu’ils concernent des femmes non ménopausées, sont souvent diagnostiqués chez des femmes désireuses de grossesse, nullipares et/ou infertiles. En effet les situations d’hyperoestrogénie comme l’obésité, la nulliparité, le syndrome des ovaires polykystiques ou les autres situations de dysovulation favorisent les hyperplasies atypiques et cancers de l’endomètre de type I.

La lésion est habituellement diagnostiquée sur une biopsie de l’endomètre, selon  différentes modalités de réalisation : lors d’un examen gynécologique en consultation, lors d’un curetage endométrial ou lors d’une hystéroscopie.