Le campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord

À tous les âges de la vie, prendre soin

À tous les âges de la vie, prendre soin

Le campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord

2017-image-campus-hospalo-universitaire-grand-paris-nordConstruire la santé de demain

Le Campus hospitalo-universitaire Grand Paris Nord regroupera, sur un site unique, une structure hospitalière qui abritera les activités médico-chirurgicales des hôpitaux Bichat (Paris XVIIIème) et Beaujon (Clichy) et une université réunissant les activités d’enseignement des deux sites universitaires de médecine actuels Villemin (Paris 10e) et Bichat (Paris 18e), un site universitaire d’odontologie (Garancière Paris 6e) et les activités de recherche d’excellence des unités mixtes portées par l’Université Paris Diderot et l’Inserm dans le domaine de la santé.

Le nouveau campus hospitalo-universitaire représentera une surface de 200 000m2 SDO (surface dans l’œuvre) environ : 130 000m2 pour les activités hospitalières et 70 000 m2 pour les activités d’enseignement et de recherche, dont 15 000m2 correspondant aux enseignements dispensés par les facultés d’odontologie.

L’Université Paris Diderot et l’AP-HP ont l’ambition de placer le patient au centre du progrès médical et de construire de nouvelles articulations entre les dimensions de soin, d’enseignement et de recherche.

L’enjeu est de se projeter dans le Grand Paris, de participer à la mutation d’un territoire dynamique économiquement et démographiquement, mais aussi de s’adapter aux évolutions du système de santé et de construire la médecine de demain.

Le Campus hospitalo-universitaire Grand Paris Nord devrait voir le jour en 2025.

Pour en savoir plus : site internet du Campus Hospitalo-Universitaire Grand Paris-Nord

Pourquoi un nouvel hôpital ?

Les hôpitaux Bichat – Claude-Bernard (Paris 18e) et Beaujon (Clichy, 92) nécessitent d’importants travaux de mise aux normes de sécurité (incendie, électricité, chauffage) et de confort. Trop de chambres sont à deux lits, avec trop peu de sanitaires. Les conditions hôtelières correspondent de moins en moins aux besoins. Si des investissements indispensables vont être conduits dans les prochaines années, il faut préparer l’avenir. Or, la rénovation complète de Bichat et de Beaujon nécessiterait des investissements comparables à ceux d’une construction neuve, sans pour autant correspondre aux attentes de l’hôpital de demain en termes de qualité hôtelière et de performance du plateau technique. Enfin, la conduite de travaux sur des sites en activité serait source de nuisances majeures et perturberait pendant de nombreuses années le fonctionnement des deux hôpitaux.

Quel est le moteur de la réflexion aujourd'hui ?

La réflexion, menée par le Groupe Hospitalier Paris Nord Val-de-Seine, repose sur des grands principes : un projet médical ambitieux articulé autour des points forts de Bichat et Beaujon avec une offre de soins de proximité ; un projet universitaire, d’enseignement et de recherche, facteur de qualité pour les patients et d’attractivité pour les professionnels de santé ; un projet architectural garantissant la meilleure organisation des soins en fonction des projets médicaux, mais aussi le bien-être, tant des patients que des professionnels.

Pourquoi privilégier la construction d'un nouvel établissement plutôt que la réhabilitation des hôpitaux actuels ?

Bien que des travaux de mise en conformité incendie sont nécessaires aujourd’hui et vont être mis en oeuvre dans les prochaines années, la réhabilitation et l’humanisation du bâti de Bichat et de Beaujon nécessiteraient des investissements très lourds et extrême-ment couteux dont le délai de réalisation dépasserait 10 ans sans pour autant correspondre aux attentes d’un hôpital moderne. Le projet de reconstruction est fondamental pour consolider les atouts actuels de notre Groupe Hospitalier et maintenir sur nos sites les équipes hospitalo-universitaires face à la concurrence. C’est pourquoi nous devons élaborer un projet ambitieux et innovant.

Ce projet a-t-il pour objectif de diminuer l’offre de soins et le nombre de lits ?

L’objectif du projet est, tout au contraire, de conforter l’offre de soins de service public au sein du territoire en le dotant d’un outil moderne et attractif ce qui ne se résume pas à un nombre de lits d’hospitalisation traditionnelle. La définition des capacités d’hospitalisation s’appuiera sur l’évolution des besoins de santé, des modes de prises en charge, de la démographie, de l’évolution des métiers.

Avec le développement des activités ambulatoires et les avancées médicales et techniques, on reste de moins en moins longtemps à l’hôpital. L’hôpital de demain devra, en revanche, investir dans de nouvelles réponses aux besoins et de nouveaux métiers comme la coordination des besoins de santé du patient au domicile, l’expertise à distance permise par la révolution numérique, de nouvelles indications pour la chirurgie en un jour.

Quels financements pour ce nouvel hôpital ?

Ce projet s’inscrit clairement dans le cadre d’un modèle économique faisant appel au financement public.

Comment vivre la période intermédiaire ?

L’ouverture des nouveaux bâtiments est prévue dans une dizaine d’années, mais le futur hôpital se prépare dès maintenant avec le développement de projets qui préparent l’avenir à Bichat. Les investissements indispensables vont être poursuivis, comme cela a déjà été le cas avec le renouvellement et l’achat d’équipements d’imagerie, scanner, Tep Scan, IRM en 2016. La maternité de Beaujon bénéficie depuis plusieurs mois des rénovations nécessaires à l’amélioration de l’accueil des mamans. Enfin, l’évolution du site Claude-Bernard visant à ouvrir davantage l’hôpital sur la ville, y compris d’un point de vue architectural, pourra être engagée sans attendre le nouvel hôpital.

Comment garantir l'offre de soin et la prise en charge de proximité ?

Le nouvel ensemble a pour objectif de conforter et de développer l’offre de soins sur le territoire en réponse aux besoins de santé publique. Les indicateurs de santé dans le nord de la métropole parisienne sont plus dégradés que la moyenne régionale, avec par exemple une plus forte
prévalence du diabète et des maladies infectieuses. La situation de la démographie médicale de ville dans de nombreux quartiers implique de rechercher de nouveaux modèles pour favoriser l’installation des professionnels de ville.

La localisation du futur hôpital est arrêtée à Saint-Ouen dans la ZAC des Docks. Cet emplacement est respectivement situé à une distance de l’ordre de 1 km et 1,5 km des hôpitaux Bichat et Beaujon. Il se situe au coeur des bassins de population desservis par les deux hôpitaux qui sont d’ores et déjà, par la provenance de leurs patients, des hôpitaux du Grand Paris. Ils bénéficieront d’un accès facilité par les nouvelles lignes de transport en commun.

Par ailleurs, le projet prévoit le maintien d’une offre hospitalière innovante et de premier recours sur l’actuel site Claude-Bernard, le long du boulevard Ney.